Figure emblématique du trail depuis plus de 15 ans, Dawa Dacchiri Sherpa nous fait l’honneur de revenir pour l’UTAT 2017. Nous partagerons ensemble à coups surs de bons moments de gaîté, de rires et d’amitié sur ces hautes terres africaines du Haut Atlas !
Virginie : Dawa, tu reviens sur l’UTAT en Octobre prochain pour courir le Challenge (42k + 26K) après tes participations en 2012 et 2013 sur le 105K, quelles sont tes motivations ?
Dawa : Je ne me lasse pas de revenir sur l’UTAT et ce pour la 3ème fois. Les paysages, l’organisation, pour qui j’ai une grande amitié, l’accueil est le partage font partie de mes motivations. Mais cette édition est également l’occasion de revoir Rachid (El Morabity) avec qui j’ai partagé une superbe course en 2011 malgré mon abandon. À l’époque c’était un jeune coureur sans expérience de la montagne et sa performance avait impressionné tout le monde, et surtout moi. J’ai hâte d’échanger avec lui et de voir s’il est en forme. Il a gagné 4 fois le Marathon des Sables quand même depuis ! J’ai également suivi de près ses performances européennes sur l’UT4M et l’OCC en 2016.
Virginie : D’après toi, quelles sont ressemblances et les différences entre le Haut Atlas et la région du Népal de laquelle tu es originaire ?
Dawa : Les paysages sont très différents, mais elle sont toutes les deux des régions montagneuses à haute altitude. En venant sur l’UTAT, j’ai découvert un climat beaucoup plus chaud et sec qu’au Népal. Voilà pour les différences. Mais ce qui est intéressant ce sont les ressemblances qu’il y a entre le mode de vie berbère Amazigh et ceux des sherpas. Tout au long de mon séjour, j’ai découvert une population qui, comme chez moi vit dans la montagne ce qui n’est pas tout le temps facile dans la vie de tous les jours. Bien sûr, on parle de deux continents et deux cultures différentes mais si je devais choisir deux caractéristiques commune je dirais : parcourir des kilomètres, à pied, en courant et vivre simplement. Oui je pense que c’est ce qui rapproche le plus nos deux cultures.
Virginie : Si tu devais décrire l’ambiance pendant ce séjour quels adjectifs utiliserais-tu ?
Dawa : Festive, joyeuse, une excellente ambiance en somme ! Toutes ces personnes réunies à Oukaïmeden pendant 4 jours forment une sorte de grande famille. Les ambiances sont différentes entre la découverte des lieux avant, la concentration pendant, et la fête d’après course. Mais tous ces moments sont teintés d’un esprit bienveillant qui fait qu’on repart des souvenirs plein la tête. C’est ce dont je me souviens de mes derniers passages ici. Mais connaissant bien les organisateurs et tous les participants à cet évènement je doute que ça ait changé !
Virginie : Quels conseils d’entrainement donnerais-tu à des gens qui ne connaissent pas ce terrain ?
Dawa : Les deux grosses difficultés de l’UTAT sont pour moi la technicité des sentiers et le dénivelé. Pour ceux qui ne connaissent pas le terrain, et à défaut de pas avoir de chemins accidenté dans son environnement d’entrainement, je conseillerais de faire pas mal de dénivelé. Il faut savoir encaisser de longues montées mais également des descentes cassantes en pierriers par exemple. Je pense qu’il faut également être habitué à courir sous la chaleur, et c’est que qui m’a porté défaut en 2011 puisque je me suis déshydraté. Le principal est de s’entrainer régulièrement, à son rythme, pour pouvoir profiter pleinement de la course le jour J !
Virginie : Comment dit-on en Népalais “A très bientôt les amis sur les sentiers de l’Atlas”
Dawa : Chitai batoma betaula sati bai sapai zana Atlas ma !
Merci Dawa !
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